Ruby Sparks Vs la première demi heure de Wall.E

Idée étrange que de comparer ces deux films, mais après tout c’est deux histoires d’amour.
Tout part du visionnage de la B.O. de Ruby Sparks

Je suis loin d’être un fan de comédie romantique, ma conaissance du genre se résume à trois films Coup de foudre à Nothing Hill et Eternal sunshine of the spotless mind et Vicky Christina Barcelona. Mais là le célibat, le manque d’Amour commence à me peser, du coup je fonds.

Ce qui me fait fondre en plus de la chevelure de Zoe Kazan (scénariste au passage) C’est surtout le duo de réalisateur Jonathan Dayton / Valeria Faris dont leur dernière réalisation Little miss sunshine (j’étais persuadé qu’ils avaient Sunshin Cleaning, j’en profite pour le recommander  ) m’avait laissé sur mon postérieur.

Si c’était seulement ça. C’est M. Matthew Libatique le directeur photo de Darren Aronofsky (Requiem for a dream, Black swan) qui est au commande. Fan du bonhomme une raison de plus pour voir ce film que j’attends comme un petit bijou…

J’oublie le résumé

Calvin à 28 ans, physique/style intello, est écrivain, reconnu par ses pairs, a déjà écrit un Best seller. Bref Calvin est en place, sauf que c’est un handicapé des relations humaines (du coup ça le remet à auteur d’Homme et le spectateur peut s’identifier). Ce brave Calvin est en panne d’inspiration, durant ses nuits il commence à rêver d’une Femme, il décide d’écrire sur elle, et un beau matin elle est dans sa cuisine en petite chemise en train de manger des corn flakes.

Je sentais l’histoire un peu foireuse et difficile à rendre crédible, mais ils ne s’en sortent pas mal du tout. On rentre bien dans l’histoire, les acteurs sont bons, les premiers comme les seconds rôle. Mention spéciale à Antonio Banderas et Annette Bening (géniale dans American Beauty).

Je râle

La réalisation est bonne, les acteurs sont bons, la photo est bonne, le scénario correc, la B.O. top top
Où est le problème ? A priori il n’y en a pas, je sors du film en me disant que ce film était plutôt pas mal jusqu’à ce que je vois WALL-E

WALL-E

J’enchaine donc le même jour sur WALL-E et je comprends tout de suite ce qui manquait dans Ruby Sparks de l’Emotion.

L’histoire de Wall-E c’est l’histoire d’un robot affecté à la collecte des déchets sur notre bonne vieille Terre qui a été déserté par ses habitants. Mais la rencontre d’un autre robot appelé EVE va changer sa vie.

Ce qui m’a scotché dans cette première demi-heure c’est que nous avons ce robot au design très sommaire : des chenilles en guise de jambes, une boite en métal en guise de corps, des bras sans coudes, et une paire de jumelles et guise de tête. Pas facile de transmettre de l’Emotion avec ça.

Rajoutons à cela que le dit robot ne parle pas, et que dans cette première demi heure il est une bonne partie du temps seul, jusqu’à ce qu’ils rencontrent un second robot au desgin encore plus sommaire qui lui aussi ne parle pas

Malgré ces handicaps ont plonge très vite dans le film et surtout on s’attache à une vitesse folle à ce robot au grand coeur. Il est extrêment drôle, touchant profondément humain.

Mais bon dieu comment cette boîte de conserve peut me toucher plus qu’une rousse ?

On peut déjà quelques explications à cela :
Les animateurs de Pixar ont eu la bonne idée ou l’obligation :p de se bouffer l’intégrale de Charly Chaplin et Buster Keaton avant d’attaquer l’animation du robot. Du coup la simple gestuelle du robot nous touche déjà.
Le design de wall-e Si notre robot n’a pas de coude et ce qui semblait faire terriblement chier les animateurs. L’un des coups de génie a été d’utiliser une « paire de jumelle » en guise de tête, l’inclinaison de cette dernière permet d’influer en fonctions des émotions du robot est une merveille.
Et enfin M. BEN BURTT le bonhomme a révolutionné le son dans la S.F. en travaillant sur Star Wars. Si RD2D2 est aussi attachant dans Star Wars c’est en grande partie grâce au travail de M. Burtt. Même chose ici.

Un dernier point sur Wall.E WHAOUU les images !!!! sans parler du niveau de réalisme, sur cette première demi-heure on a des plans avec une lumière et une couleur de toute beauté. Mention spéciale à l’explosion du bateau par Eve qui m’a rappelé la scène de fin de La neuvième porte et une cinématique du jeux vidéo Final Fantasy VII. Toute mon adolescence. Du coup ke pleure

Pour résumer

Ruby Sparks est un bon film mais il lui manque clairement la charge émotionelle dont Wall-E déborde

PS : Je ne parle que de la première demi heure de Wall-E mais le film dans son ensemble est une petite merveille

PS 2 : Un gros merci au Podcast Splitscreen (encore une fois) pour m’avoir fais découvrir le Studio Pixar dans leur double épisode spécial PIXAR.

PS3 : Désolé pour mon français qui peut piquer heurter la sensibilité des plus vieux

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